|

Cliquez sur le titre qui vous intéresse:
-Quand aller magasiner rime avec "découragé"! -Les conflits entre enfants; une occasion de se faire des amis….Ou le développement des compétences sociales.
Quand aller magasiner rime avec découragé!
Par Chantal Royer, dir. adj.
Une amie m’appelle, découragée. Elle avait prévue une belle sortie de magasinage avec sa petite puce de 3½ ans pour qu’elle puisse se choisir de nouveaux vêtements… une sortie privilégiée mère-fille. Or, elle a vite déchanté lorsque son petit ange s’est mis à courir partout, se cacher dans les « racks » à vêtements, marcher à quatre pattes sur les étagères… mon amie a eu chaud de toujours courir après sa fille, puis elle était gênée du regard des gens d’autant plus que, plus elle essayait de « contrôler » la situation, plus sa petite criait. Pas moyen de lui faire essayer quelques vêtements… finalement… elle a acheté à l’aveuglette en se disant que si ça ne fait pas, elle retournerait les articles… et elle s’est empressée de sortir du magasin déçue et épuisée. Elle me demande conseil : « ma fille est un monstre j’ai peur de sortir à nouveau avec elle… ».
Je lui ai demandé : « Quand est-ce que ta fille a appris à « savoir aller au magasin? ».
Éberluée, elle me répond : « Ce n’est pas des choses qui s’apprennent tout seul, que l’on est sensé savoir? ».
Je lui réponds que non. Que ce sont des comportements qui s’apprennent (il faut dire ici, que mon amie et sa petite famille arrivaient d’un séjour d’un an dans le grand Nord… où les magasins et les restaurants sont inexistants…). Nous avons alors pris le temps de voir les consignes nécessaires à une bonne séance de magasinage :
-Jemarche(≠courir)
-Je reste avec maman ou papa
-je reste debout (≠ramper, marcher à 4 pattes…)
- je parle (≠crier)
-Je regarde avec les yeux (≠toucher)
Mon amie aura donc une discussion avec sa fille sur ce qu’elles ont vécue ensemble… de désagréable et de voir les consignes pour que la prochaine fois, elles aient du plaisir ensemble. Elles feront un contrat verbal afin de prévoir l’éventualité où ce serait difficile pour sa fille de suivre les consignes : par exemple : se tenir par la main, s’asseoir dans le panier, se retirer pour se rappeler les consignes ou…s’en aller. Il peut aussi être important d’établir à l’avance ce qui sera acheté et les privilèges prévus (par exemple, à l’épicerie tu peux choisir la sorte de crème glacée).
Puis, avant d’entrer dans le magasin elles se rappelleront une dernière fois les consignes et le contrat.
Il est facile de savoir qu’il faut aider notre enfant à marcher, à boire et à manger seul, à parler… Par contre, nous oublions qu’il est également important de le guider à développer des habiletés sociales : se faire des amis, entreprendre une conversation, se présenter, être poli, faire des demandes… et se comporter en société. Nous pouvons le valoriser et le conscientiser : « J’ai vu tantôt que tu as partagé facilement ton jouet ».
Il faut aussi ajouter que nous sommes son modèle préféré, il apprend beaucoup de nos interactions… qui n’a pas vu son enfant simuler une conversation téléphonique en disant un « Allô! » et un « Bye! » avec la même intonation que nous le faisons!!!
haut de la page
Les conflits entre enfants; une occasion de se faire des amis….
Ou le développement des compétences sociales
Par : Nathalie Hébert, dir. pédagogique
Les conflits font partie intégrante du développement de l’enfant. C’est une expérience sociale qui doit être vécue positivement et perçue comme enrichissante, d’où l’importance de leur permettre et de laisser vivre aux enfants leurs conflits entre eux.
C’est souvent difficile pour les adultes de ne pas s’en mêler, mais posons-nous la question suivante : « qu’apprend l’enfant lorsque je le fais à sa place et qu’apprend-t-il s’il le fait lui-même? ». Évidemment, il est bon de rester près d’eux au cas où les tapes ou les morsures prendraient le dessus sur les mots, mais en d’autres cas, laissons-les se débrouiller seuls.
Le défi pour l’adulte est d’arriver à jouer le rôle de guide (écouter, accompagner plutôt que diriger et faire).
C’est à travers différents conflits que l’enfant apprend à s’ajuster, et à mieux connaître ses besoins et aussi reconnaître ceux des autres. L’enfant apprendra à s’adapter à ceux qui l’entourent.
Il est intéressant de savoir que les interactions conflictuelles, même si elles sont plus spectaculaires, elles sont moins nombreuses que les interactions affiliatives et agréables.
Fait intéressant, la plupart des conflits naissent d’un intérêt commun, par exemple deux enfants veulent le même jouet. Les risques d’aboutir vers des interactions positives et agréables sont donc susceptibles d’augmenter. Qui n’a pas vu deux enfants jouer ensemble tout de suite après une grosse chicane? Différentes compétences peuvent être acquises suite à la résolution de conflits telles : l’écoute, le respect, l’entraide et le partage.
Voilà de belles valeurs à léguer à nos enfants.
Pour ceux qui aimeraient en savoir plus je vous propose les lectures suivantes :
ÉcoFamille, Jacques Naud et Francine Sinclair, ed. Chenelière

Haut de la page
Pourquoi j’aime jouer à Papa, Maman?
Par : Nathalie Hébert
Imitation et modèle sont deux mots qui nous permettent de vraiment comprendre les enfants. Le phénomène d’imitation spontanée concerne surtout les tout-petits qui vivent avec tous leurs sens, et qui sont sensibles à ce que leur environnement leur donne.
Des éponges! Ils se nourrissent de chaque son, chaque couleur, chaque forme, chaque parole, gestes, pensées et sentiments.
De quoi nous faire réfléchir sur nos attitudes….non?!
Et si les gens avec qui ils vivent sont de bons modèles, c’est-à-dire, des êtres humains profondément honnêtes, enthousiastes, courageux et authentiques, alors les enfants développeront eux aussi ces facultés. Quand les enfants vieillissent, les proches continuent à jouer un rôle de modèle. Plus l’enfant grandit, plus il choisit les rôles qu’il veut interpréter. Ses imitations sont un peu moins spontanées. Il est plus conscient. Il pose des questions, réfléchit et comprend mieux qui il est. Au quotidien nous constatons que jouer des scènes de la vie répond à des besoins importants dans le développement de l’enfant.
Que ces jeux deviennent l’occasion de parler d’une situation ou de revivre une scène pour mieux la comprendre, ça reste toujours une belle façon de s’exprimer. Alors le fait de le permettre et de rendre possible le jeu devient un outil pour l’enfant pour mieux comprendre sa propre vie et celle de ces proches.
Alors n’hésitez pas à fournir à vos enfants des costumes, de vieux souliers, de vieux chapeaux, des lunettes de soleil, des perruques, des chemisiers, des robes… Ensuite, observez-les, écoutez-les, regardez-les…vous y découvrirez de beaux enfants…
|